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  Ostéoporose
 
       
 

« L’Unité d’ostéologie de l’Hôpital Fribourgeois, une référence en matière d’ostéologie »

Diagnostic, prévention et traitement de l’ostéoporose chez les femmes ménopausées de plus de 50 ans
L’HSF propose un nouveau concept pour une meilleure approche diagnostique de l’ostéoporose : une première dans le canton de Fribourg.

L’acquisition en première suisse de la dernière technologie (Hologic Discovery) permet d’associer l’examen densitométrique conventionnel (DXA) du squelette central (hanche et colonne lombaire), qui demeure la seule technique d’appréciation de la masse osseuse permettant de poser le diagnostic d’ostéoporose, à une appréciation de la morphologie vertébrale mettant en évidence les déformations vertébrales pré-existantes.
Baptisée IVA pour « Instant Vertebral Assessment – évaluation vertébrale instantanée », elle est pratiquée en complément de l’examen DXA, utilisant le même appareil, moyennant une irradiation négligeable. L’évaluation ne dure que 10 secondes.
Récemment acceptée aux USA pour le dépistage morphologique des déformations vertébrales, cette technique représente un élément majeur dans l’approche de l’ostéoporose, améliorant le pouvoir diagnostique global d’environ 30 %.

Un corps médical hautement spécialisé
L’Hôpital Fribourgeois dispose non seulement d’une infrastructure de pointe acquise en 2003, mais surtout, peut compter sur l’expérience d’un corps médical hautement formé et spécialisé.
Responsable de l’Unité d’ostéologie de l’Hôpital Fribourgeois, le Dr Marc-Antoine Krieg bénéficie de plus de 10 ans d’expérience dans le domaine des pathologies osseuses. Il a participé à de nombreuses études cliniques sur l’ostéoporose – dans le cadre de sa collaboration avec le Prof. Peter Burckhardt auprès de la consultation d’ostéoporose du CHUV Lausanne – en particulier sur l’intégration des ultrasons osseux et d’autres mesures périphériques pour le dépistage des personnes à risque d’ostéoporose. Il a obtenu en 2001 sa certification en densitométrie osseuse de la Société Internationale de Densitométrie Clinique (ISCD).

Des chiffres explicites en faveur d’un diagnostic élargi
Ces dernières années, l’ostéoporose et les fractures qui en découlent sont devenus un problème majeur de santé publique dans les pays industrialisés. En Suisse, les coûts globaux de l’ostéoporose sont estimés à CHF 1,3 Milliards / an. La situation continue de s’aggraver en relation avec le vieillissement de la population. Actuellement, 16% des femmes de 50 ans ont un risque d’avoir une fracture de l’avant-bras durant le reste de leur vie. Ce risque est de 15% pour les fractures de la hanche, et atteint même 32% pour les fractures vertébrales. Dans le contexte d’une augmentation difficilement contrôlable des coûts de la santé, il devient urgent d’élaborer une stratégie globale en vue de dépister les sujets souffrant d’une ostéoporose avérée qui bénéficieraient le plus des diverses thérapeutiques actuellement à disposition, tels les diphosphonates, le raloxifène, ou dans le futur l’hormone parathyroïdienne.

Bien que la fracture de la hanche soit un des événements les plus redoutés par la personne âgée, en raison des morbidités et de la mortalité associées à cette fracture, de nombreux éléments issus d’études récentes placent la fracture vertébrale au centre des stratégies diagnostiques et thérapeutiques du domaine de l’ostéoporose.
La fracture vertébrale est fréquente chez les femmes ménopausées. Elle est déjà présente chez 10 à 24% des femmes de 60 à 69 ans. La présence d’une fracture vertébrale représente un risque important de souffrir d’autres fractures en particulier vertébrales (plus de 5 fois) mais également de la hanche (environ 2 fois). De plus, c’est parmi les femmes qui ont déjà eu une fracture vertébrale que l’on retrouve la grande majorité de celles qui se fracturent la hanche. Ces éléments montrent l’importance de détecter les personnes ayant déjà une ou plusieurs fractures vertébrales. Malheureusement, l’approche actuelle n’est pas adéquate puisque 2/3 des fractures vertébrales demeurent non diagnostiquées. Il est donc crucial de développer des stratégies diagnostiques optimales de ces fractures.

La stratégie de l’Hôpital Sud Fribourgeois, associant la denstiométrie osseuse à la morphologie vertébrale, va dans le sens d’un véritable programme de dépistage de l’ostéoporose.
Celle-ci sera totalement intégrable dans les nouvelles stratégies diagnostiques internationales, actuellement en phase finale d’élaboration. Une détection plus large des personnes pouvant bénéficier d’un traitement efficace en terme de réduction du risque de fracture devrait permettre d’aider à maîtriser les coûts engendrés par l’ostéoporose. L’Hôpital Sud Fribourgeois est l’un des premiers centres d’ostéologie en Suisse offrant cette prestation élargie.

 

Marche à suivre pour un rendez-vous :
Téléphoner au secrétariat médical
du site HFR Châtel-St-Denis : 021 948 31 30
Les examens densitométriques se font sur le site de Riaz.

HFR Riaz
Hôpital Fribourgeois

1632 Riaz
Tél. 026 919 91 11
Fax 026 919 95 11

 
     
       
     
     
  PTH (Prothèse Totale de la Hanche)
Département d’orthopédie
 
       
 

Le programme de réadaptation de PTH
(prothèse totale de hanche)


Dr Philippe Rossier, Silvia Hefti et Isabelle Neimry

Etes-vous concerné ?

Quelle que soit leur étiologie, les phénomènes arthrosiques aboutissent toujours à une destruction de la matrice cartilagineuse de nos articulations. Pour ce qui est de la hanche, la prévalence de la coxarthrose atteint, selon les critères cliniques ou radiologiques, respectivement 0.7% et 3% dans les deux sexes, à l’âge de 55 ans. Et bien sûr ce pourcentage ne fait qu’augmenter considérablement avec l’âge.
Bien que l’arthrose de la hanche, ou coxarthrose, ne soit, en fréquence, que la troisième localisation de la maladie aux membres inférieurs, après le pied et le genou, son retentissement socio-économique la place au premier rang des arthroses d’articulations périphériques. Les traitements conservateurs proposés dans la coxarthrose ont trois objectifs principaux : diminuer la douleur, minimiser la gêne fonctionnelle et limiter la dégradation du cartilage. Mais au fur et à mesure que la maladie va progresser, les patients vont remarquer des douleurs à la marche avec limitation progressive du périmètre, et une gêne pour se relever d’un siège. Il y aura aussi la raideur matinale accompagnée par le classique dérouillage qui peut durer parfois plusieurs heures, et finalement la coxarthrose devient invalidante lorsqu’elle entrave les activités de la vie quotidienne et même le repos. C’est généralement à ce stade que la plupart des patients finissent par consulter un chirurgien et que l’indication opératoire pour une prothèse totale de la hanche (PTH) est posée.

Un peu d’histoire

Saviez-vous que l’on attribue la première prothèse de hanche à Thomas Gluck ? C’était dans les années 1880, à Berlin, et le matériel utilisé était en ivoire. L’histoire ne nous apprend pas quel a été le devenir de ces interventions audacieuses, mais comme ce noble matériel a été rapidement oublié, tout laisse à penser que les complications devaient être sérieuses. Néanmoins, de formidables perspectives médico-chirurgicales étaient nées et quelques années plus tard, un autre chirurgien émérite, Jules Péan (qui a donné son nom aux pinces à champ), à Paris, a utilisé des prothèses en platine. Il fut du reste le premier à développer le concept de prothèse cimentée. Durant les décennies suivantes, le concept n’a cessé d’être perfectionné pour aboutir finalement aux méthodes en usage aujourd’hui, directement inspirées des pionniers du XIXe siècle.

A l’HSF, la mise en place d’une prothèse totale de la hanche est une intervention largement pratiquée puisque, bon an mal an, entre 100 et 140 patients environ sont concernés. Un grand nombre d’entre eux sont âgés, présentant souvent le problème de polymorbidité. Avec la double perspective du vieillissement de la population et de son accroissement, ces chiffres sont appelés à augmenter régulièrement.
Depuis peu de temps, pour optimaliser la prise en charge de ces patients, un groupe de travail issu du département d’orthopédie, du département de médecines spécialisées et de réadaptation ainsi que du département des soins s’est constitué et a réalisé un programme de réadaptation de PTH.

L’ensemble de ce travail vise avant tout à améliorer la prise en charge des patients, mais durant sa réalisation, nous avons tous remarqué l’importance et la spécificité des différents professionnels qui interviennent auprès du patient. Nous avons ainsi remarqué que chaque médecin, thérapeute, soignant, ou autre intervenant formait un maillon essentiel d’une chaîne qui n’a de sens que si elle est dûment complétée.

A partir du moment où la décision d’opérer un patient a été prise, celui-ci aura successivement besoin d’être informé sur le type d’intervention, sur la possibilité de pratiquer des prédonations de sang, sur le déroulement de l’hospitalisation, sur la nécessité de pratiquer une réadaptation en milieu hospitalier et sur les conséquences à moyen terme dans ses activités quotidiennes.

Au total, pas moins de 16 corps de métiers interviendront durant l’hospitalisation en se relayant auprès du patient en apportant leur savoir. A ces 16 corps de métiers s’ajoutent encore toutes les personnes qui œuvrent dans l’ombre pour assurer la logistique nécessaire.

Scénario en 5 volets

Le programme à proprement parler comprend cinq volets, dont certains sont donnés intégralement au patient afin qu’il puisse prendre connaissance du déroulement de son hospitalisation, alors que d’autres sont essentiellement destinés à l’usage interne.

Le premier volet s’intitule « Aperçu de l’hospitalisation ». Cette partie s’adresse directement au patient qui va subir l’intervention chirurgicale. Elle est remise au cabinet du chirurgien et renseigne sur l’opération, sur la consultation d’anesthésie avec la possibilité des prédonations de sang, sur le déroulement de l’hospitalisation à Riaz en mettant l’accent sur les soins pratiqués, la gestion de la douleur et sur le début des séances de physiothérapie. Ce document explique en détail les différentes étapes de l’hospitalisation en soins aigus et couvre, en principe, la première semaine postopératoire.

La 2e partie du programme s’appelle « Evaluation avant la mise en place d’une prothèse totale de la hanche ». Il s’agit d’un recueil de données requises par les physiothérapeutes de Riaz avant l’intervention chirurgicale. En fait, ce document est conçu comme un petit formulaire pour avoir des informations sur le mode de vie, la mobilité, les capacités dans certaines activités, les éventuelles barrières architecturales du domicile et sur le projet du patient.

La 3e partie, le « Protocole de rééducation des physiothérapeutes et des ergothérapeutes » récapitule en 3 petits chapitres, la prise en charge des thérapeutes lors des différentes phases postopératoires. La 1re phase concerne la période du jour 1 à 5 après l’intervention (hospitalisation à Riaz), la 2e phase s’étend du 6e au 20e jour (hospitalisation au CSR) et la 3e phase comprend la période ambulatoire depuis la fin du séjour hospitalier jusqu’au contrôle à
6 semaines chez l’opérateur.

La 4e partie de notre programme est un document de 15 pages, remis au patient alors qu’il se trouve encore à Riaz. « Vivre avec une prothèse de la hanche » est un document aisément lisible, conçu sur un mode ludique, qui donnera toutes les recommandations à observer ainsi que tout geste à éviter après une PTH. Ce document existe en deux versions, selon le côté opéré (gauche ou droit). Le lecteur y trouvera donc, avec illustrations à l’appui, l’ensemble de ce qu’on doit savoir pour pratiquer les différentes activités quotidiennes, domestiques et communautaires après l’intervention.

Enfin, la 5e partie s’intitule « Bilan d’indépendance pour le retour à domicile ». Ce document ne concerne que les patients qui sont hospitalisés au CSR (Châtel-St-Denis ou Billens), car par définition, ces patients présentent une ou plusieurs complications qui rendent leur situation délicate. Ce dernier document établit en quelque sorte la photographie des capacités du patient à l’admission au CSR et à la fin de la réadaptation hospitalière. Son but est de mieux définir les besoins et les ressources à organiser pour que le plus grand nombre de nos patients puissent accomplir leur projet, qui est régulièrement celui d’un retour à domicile.

Pour le bien du patient

Nous voilà parvenus à la fin de ce descriptif du programme de réadaptation de PTH. En plus de renseigner les patients sur le déroulement de l’hospitalisation, en plus d’améliorer leur prise en charge en disposant au mieux des prestations offertes par les 3 sites de notre hôpital, ce travail en commun aura permis à chacun d’entre nous de mieux définir et de mieux connaître son propre rôle. Une telle procédure permet toujours de se perfectionner et parfois de se remettre en question.
Enfin et pour conclure, ce travail a permis à tous les collaborateurs – que nous tenons à remercier chaleureusement– à mieux se connaître et donc à mieux se respecter, et aussi certainement à mieux réaliser qu’un hôpital sur trois sites est une chance unique de suivre les patients depuis la prédonation de sang jusqu’au retour dans leur foyer. Peu d’établissements hospitaliers peuvent se vanter d’un tel suivi au sein même de leur institution.

 
     
     
     
  Dépistage cancer du sein  
       
 

Définition

Le dépistage du cancer du sein consiste à inviter toutes les femmes, âgées de 50 à 70 ans et domiciliées dans le canton de Fribourg, à se rendre dans un institut de radiologie accrédité pour faire une mammographie dans le but de déceler toute éventuelle anomalie le plus tôt possible.

Les acteurs

Les Communes:
> fournissent les données de base du public cible grâce au contrôle des habitants.
     
Les femmes du public cible:
> 50 à 70 ans
> domiciliées dans le canton
> pas de prothèse du sein
> pas d’antécédent du cancer du sein
     
Les instituts de radiologie:
> sont accrédités par le Centre de dépistage
> appareils conformes aux exigences
> techniciennes en radiologie ayant suivi la formation spécifique
     
L’institut de radiologie reconnu pour le sud du canton (Gruyère, Glâne, Veveyse) est l’Hôpital Sud Fribourgeois – Site de Riaz
     
Le Centre de dépistage: mandaté par l’Etat et soutenu par la Loterie Romande, il coordonne tout le dépistage.
> contacte les femmes
> gère les résultats
> archive les dossiers

Déroulement de la prise en charge

1. le centre de dépistage envoie un courrier personnel à chaque femme âgée de 50 à 70 ans, et ce par vague de manière à échelonner les rendez-vous. Ce courrier comprend :
> une invitation à passer une mammographie de dépistage
> une brochure d’information
> un questionnaire médical
> la liste des sites radiologiques accrédités
     
2. la femme qui a reçu cette invitation peut :
> prendre rendez-vous dans un site radiologique mentionné sur la liste jointe à l’invitation
> nous contacter pour de plus amples renseignements
> nous retourner le coupon-réponse en mentionnant qu’elle ne désire pas participer
     
3. si la femme participe, ce que nous recommandons vivement, elle téléphone au site radiologique choisi, pour obtenir un rendez-vous pour faire une mammographie
   
4. le site radiologique informe le Centre de dépistage des rendez-vous enregistrés.
   
5. le centre de dépistage envoie au site radiologique un dossier prêt pour chaque femme qui a pris rendez-vous.
   
6. la femme se rend au site radiologique avec le questionnaire médical qu’elle aura rempli à la maison. A ce moment-là, la femme ne rencontre que le/la technicien/ne en radiologie, spécialement formé/e pour la mammographie.
     
7. le radiologue du site effectue la 1ère lecture des clichés et remplit une feuille de résultat.
     
8. le site retourne au Centre de dépistage le dossier de la femme comprenant :
> les clichés de la mammographie
> la feuille de résultat de la 1ère lecture complétée par le radiologue
> le questionnaire médical
   
9. le centre de dépistage réceptionne les dossiers et prépare les clichés pour la 2ème lecture, effectuée par un autre radiologue directement au Centre.
   
10. le 2ème radiologue remplit la feuille de résultat de la 2ème lecture sans avoir accès à la feuille de 1ère lecture. C’est ce qu’on appelle une 2ème lecture en aveugle. Une fois la 2ème lecture terminée, les deux feuilles de résultats sont comparées.
> si les résultats divergent, on procède à une 3ème lecture par un 3ème radiologue.
   
11. une fois le résultat établi, le Centre de dépistage envoie une lettre à la femme et à son médecin traitant pour les informer du résultat de la mammographie, dans un délai de 10 jours.
   
12. si il y a lieu de poursuivre les examens parce que la mammographie aurait présenté une anomalie, la femme reprend contact directement avec son médecin qui se chargera de la suite.
   
13. si la mammographie ne présente aucune anomalie, la femme est simplement réinvitée deux ans plus tard.
   
   
  Pour plus d’information :

> http://www.liguecancer-fr.ch

   
   
   
  Prévention tabac
   
 

À compter du 31 mai 2007, les trois sites hospitaliers du Sud fribourgeois deviennent des lieux de santé sans fumée.

Il ne sera ainsi plus possible de fumer à l'intérieur des bâtiments.

Ab dem 31. Mai 2007 werden die drei Spitalstandorte von Süd-Freiburg zu rauchfreien Gesundheitszonen.

Im Innern der Gebäude darf dann nicht mehr geraucht werden.

   
 

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